{"id":2649,"date":"2015-07-14T05:30:41","date_gmt":"2015-07-14T03:30:41","guid":{"rendered":"http:\/\/patricebarrat.org\/?p=2649"},"modified":"2019-02-20T16:05:52","modified_gmt":"2019-02-20T15:05:52","slug":"le-regard-de-lautre-cetait-moi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/patricebarrat.org\/index.php\/2015\/07\/14\/le-regard-de-lautre-cetait-moi\/","title":{"rendered":"Le regard de l&#8217;autre, c&#8217;\u00e9tait moi"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"2649\" class=\"elementor elementor-2649 elementor-bc-flex-widget\" data-elementor-settings=\"[]\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-inner\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-section-wrap\">\n\t\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-5f84986c elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"5f84986c\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-row\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-321114f4\" data-id=\"321114f4\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-column-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-ada6542 elementor-widget elementor-widget-spacer\" data-id=\"ada6542\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"spacer.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-spacer\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-spacer-inner\"><\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e478feb elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"e478feb\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<h2 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">Le regard de l&#8217;autre, c&#8217;\u00e9tait moi<\/h2>\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-8f24bd8 elementor-widget elementor-widget-image\" data-id=\"8f24bd8\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"image.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-image\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<img width=\"600\" height=\"344\" src=\"https:\/\/patricebarrat.org\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/0-600x344.jpg\" class=\"attachment-shop_single size-shop_single\" alt=\"\" loading=\"lazy\" srcset=\"https:\/\/patricebarrat.org\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/0-600x344.jpg 600w, https:\/\/patricebarrat.org\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/0-300x172.jpg 300w, https:\/\/patricebarrat.org\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/0.jpg 698w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-249f6e9 elementor-align-center elementor-widget elementor-widget-post-info\" data-id=\"249f6e9\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"post-info.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<ul class=\"elementor-inline-items elementor-icon-list-items elementor-post-info\">\n\t\t\t\t\t<li class=\"elementor-icon-list-item elementor-repeater-item-870aad4 elementor-inline-item\" itemprop=\"datePublished\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-icon-list-icon\">\n\t\t\t\t\t\t\t<i class=\"fa fa-calendar\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n\t\t\t\t\t<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-icon-list-text elementor-post-info__item elementor-post-info__item--type-date\">\n\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-post-info__item-prefix\">Publi\u00e9 le <\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t14 July 2015\t\t\t\t\t<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/li>\n\t\t\t\t<\/ul>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-3f11c976 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"3f11c976\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-text-editor elementor-clearfix\"><div id=\"ember69\" class=\"ember-view\"><div class=\"reader-article-content\" dir=\"ltr\"><p>Je n\u2019ai pas pris, il y a quelques jours, le temps d\u2019en parler. Un peu comme si les belles choses pouvaient attendre\u2026<\/p><p>A Tunis, c\u2019\u00e9tait jour d\u2019expo, de vernissage m\u00eame. Youssef Seddik &#8211; dont je ne r\u00e9p\u00e8terai jamais assez ma fiert\u00e9 d&#8217;\u00eatre parmi ses amis &#8211; y \u00e9tait convi\u00e9. Et votre serviteur aussi.<\/p><p>Avant d\u2019aller au c\u0153ur du sujet, je vais en dire un peu plus sur Youssef. Certains -de par les livres qu\u2019il a publi\u00e9s sur l\u2019Islam ou la philosophie grecque, de par ses prises de position publiques au fil de nos malheureux \u00e9v\u00e8nements \u2013 savent son degr\u00e9 d\u2019\u00e9rudition et son indomptable courage intellectuel.<\/p><p>Moi, je l\u2019ai rencontr\u00e9 dans la rue. Il avait le nez en l\u2019air et la t\u00eate dans ces \u00e9toiles d\u2019o\u00f9 souvent tombaient des bombes. C\u2019\u00e9tait dans le si\u00e8ge de Beyrouth, en 1982.<br \/>Hormis les journalistes libanais eux-m\u00eames, Youssef \u00e9tait alors le seul envoy\u00e9 sp\u00e9cial de la presse arabe. Pr\u00e9cisons qu\u2019il s\u2019\u00e9tait auto-envoy\u00e9 et que le directeur de son journal, La Presse de Tunisie, n\u2019a eu d\u2019autre choix que de publier ses papiers. Il faut aussi rappeler que si tous les r\u00e9gimes arabes se voulaient plus palestiniens que les Palestiniens, ce n\u2019\u00e9tait vrai qu\u2019\u00e0 l\u2019oral ou sur le papier. Attester de ce qui leur arrivait, ainsi qu\u2019aux Libanais du Sud et de Beyrouth-Ouest, e\u00fbt \u00e9t\u00e9 un peu beaucoup quand m\u00eame.<\/p><p>Nous avons donc fait ami ami et nous avons remis cela lors du si\u00e8ge suivant, \u00e0 Tripoli, au Nord-Liban, dans l\u2019hiver 1983. Totalement lugubre. Mais la fulgurance des \u00e9clairs de Youssef faisait un peu de lumi\u00e8re.<\/p><p>En 1985, en Iran, pour un film r\u00e9alis\u00e9 ensemble, je l\u2019ai vu \u00e0 Qom, clouer le bec &#8211; en th\u00e9orie &#8211; de l\u2019Ayatollah Montazeri qui n\u2019\u00e9tait pas tomb\u00e9 de la derni\u00e8re pluie.<br \/>En 1987, ce f\u00fbt l\u2019aspirant-dictateur Ben Ali qui fit les frais de sa t\u00e9m\u00e9rit\u00e9. Youssef venait de finaliser un reportage sur la Tunisie de Bourguiba, tourn\u00e9 trois semaines avant le \u00a0 \u00a0\u00ab coup d\u2019\u00c9tat m\u00e9dical \u00bb de son ministre. Le Coup aura lieu deux jours avant la diffusion pr\u00e9vue sur La Cinq en France. Alors, on visionne \u00e0 nouveau les rushes de l\u2019interview de Ben Ali et l\u2019on d\u00e9couvre que la cam\u00e9ra, \u00e0 la fin, continue de tourner. Au bout de 30 secondes, Ben Ali vient dire \u00e0 Youssef :\u00a0<span style=\"font-size: 14px;\">\u00ab je sais, je ne vous ai pas dit grand chose. Mais revenez dans trois semaines et je vous en dirai beaucoup plus \u00bb. Un bel aveu de puissance qui atteste en effet du caract\u00e8re m\u00e9dical du Coup. Youssef n\u2019h\u00e9site pas. Il sait qu\u2019il sera grill\u00e9 \u00e0 vie avec ce dictateur qui a failli l\u2019\u00eatre \u00e0 vie. On change le montage, on met cela et la furie du susdit surgira.<\/span><\/p><p>Le c\u0153ur, maintenant : cela fait huit ans que Youssef a perdu la vue. Lors de l\u2019Expo, c\u2019est seulement devant le premier tableau que j\u2019ai compris qu\u2019il me faudrait \u00eatre ses yeux. L\u00e0, permettez-moi d\u2019aller droit \u00e0 une double conclusion :<br \/>-jamais il ne m\u2019a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de regarder des toiles aussi profond\u00e9ment.<br \/>&#8211; si vous ne connaissez pas Youssef, proposez \u00e0 un de vos proches d\u2019aller visiter une expo ensemble, bandez-lui les yeux et d\u00eetes-lui tout. Vous verrez, c\u2019est merveilleux.<\/p><p>Ce soir l\u00e0, le peintre s\u2019appelait Jellal Ben Abdallah. Ce sont certaines de ses toiles \u2013 quelques unes jamais expos\u00e9es &#8211; que vous voyez ici. Je serai bien incapable de rendre justice \u00e0 l\u2019ampleur du questionnement que Youssef sollicitait et je ne vais donc pas le faire.<\/p><p>Le peintre est vivant, il a 94 ans et a par cons\u00e9quent beaucoup travers\u00e9. Sa toile la plus politique, \u00ab Le Martyr \u00bb, \u00e9voque les tueries perp\u00e9tr\u00e9es par les forces de l\u2019ordre colonial fran\u00e7ais en Tunisie le 9 avril 1938. 22 morts, 130 bless\u00e9s lors d\u2019une manifestation.<\/p><p>La peinture n\u2019incarne qu\u2019un seul cadavre. De lui, on ne voit que deux pieds et un bras, comme d\u00e9mesur\u00e9s. Le reste est enfoui sous un drapeau tunisien aux plis enveloppants et saillants. Le fond de la toile, presque indistinct comme parfois chez Jellal Ben Abdallah, est marron, telle cette terre tunisienne elle aussi martyris\u00e9e. Le cadavre fait corps avec elle&#8230;<\/p><p>Hors les tableaux, il m&#8217;est arriv\u00e9 auparavant de croire \u00eatre le guide de Youssef. Sa\u00eeda, son \u00e9pouse, \u00e9tant absente pour quelques jours il \u00a0y a pr\u00e8s de deux ans,j&#8217;accompagnais donc Youssef lors de trajets ou de rendez-vous dans Tunis. A l&#8217;\u00e9poque, il y avait ses livres bien s\u00fbr mais aussi ses chroniques dans l&#8217;hebdomadaire &#8220;R\u00e9alit\u00e9s&#8221;. Et puis surtout, pendant tout le \u00a0Ramadan pr\u00e9c\u00e9dent, il avait accept\u00e9 de dire chaque jour \u00e0 \u00a0la t\u00e9l\u00e9vision nationale les mille et une choses qui donnaient sens \u00e0 ce moment de la vie publique.<\/p><p>Marcher dans la rue, s&#8217;asseoir simplement quelque part, cela donnait libre cours \u00e0 l&#8217;expression d&#8217;admirateurs fervents, parfois savants eux-m\u00eames. Chacun (chacune) s&#8217;approchait de Youssef avec beaucoup de chaleur et disait sa profonde reconnaissance \u00e0 ce que ses \u00e9crits ou ses paroles g\u00e9n\u00e9raient en lui (en elle).<\/p><p>C&#8217;est alors que j&#8217;ai compris que, quoiqu&#8217;il arrive, le regard de Youssef portait bien plus loin que le mien ou que celui de n&#8217;importe qui.<\/p><p>Patrice Barrat<\/p><\/div><\/div><div class=\"reader-flag-content__wrapper mb4 clear-both\" data-ember-action=\"\" data-ember-action-70=\"70\">\u00a0<\/div><\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-c534f44 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"c534f44\" data-element_type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-row\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-b74c217\" data-id=\"b74c217\" data-element_type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-column-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-316a168 elementor-post-navigation-borders-yes elementor-widget elementor-widget-post-navigation\" data-id=\"316a168\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"post-navigation.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-post-navigation elementor-grid\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-post-navigation__prev elementor-post-navigation__link\">\n\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/patricebarrat.org\/index.php\/2015\/07\/14\/pieges-du-terrorisme\/\" rel=\"prev\"><span class=\"post-navigation__arrow-wrapper post-navigation__arrow-prev\"><i class=\"fa fa-chevron-circle-left\" aria-hidden=\"true\"><\/i><\/span><span class=\"elementor-post-navigation__link__prev\"><span class=\"post-navigation__prev--label\">Article pr\u00e9c\u00e9dent<\/span><span class=\"post-navigation__prev--title\">Pi\u00e8ges (du terrorisme)<\/span><\/span><\/a>\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-post-navigation__separator-wrapper\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-post-navigation__separator\"><\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-post-navigation__next elementor-post-navigation__link\">\n\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/patricebarrat.org\/index.php\/2015\/09\/29\/sur-le-sentiment-dimpuissance\/\" rel=\"next\"><span class=\"elementor-post-navigation__link__next\"><span class=\"post-navigation__next--label\">Article suivant<\/span><span class=\"post-navigation__next--title\">Sur le sentiment d&#8217;impuissance.<\/span><\/span><span class=\"post-navigation__arrow-wrapper post-navigation__arrow-next\"><i class=\"fa fa-chevron-circle-right\" aria-hidden=\"true\"><\/i><\/span><\/a>\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je n\u2019ai pas pris, il y a quelques jours, le temps d\u2019en parler. 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